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Demopolis

Demopolis

Democracy before Liberalism in Theory and Practice
par Josiah Ober 2019 222 pages
3.40
25 évaluations
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Points clés

1. Le cœur de la démocratie : un autogouvernement collectif et limité

Alliant histoire et théorie politique, cet ouvrage rétablit le sens fondamental de la démocratie comme un autogouvernement collectif et limité exercé par les citoyens.

Redéfinir la démocratie. Avant l’avènement du libéralisme, la démocratie signifiait essentiellement un autogouvernement collectif et limité par les citoyens, et non une tyrannie de la majorité ni un système centré uniquement sur les droits humains. Cette compréhension fondamentale est cruciale pour saisir les contributions uniques de la démocratie à l’ordre social. Elle souligne que les citoyens, en tant que collectif, détiennent le pouvoir politique et acceptent volontairement les coûts de l’autogouvernance parce qu’elle leur profite individuellement et collectivement.

Au-delà de la règle de la majorité. Le terme grec originel « demokratia » (demos + kratos) signifiait « la capacité du peuple à agir » – à faire l’histoire par une action conjointe à grande échelle, et non simplement la domination sans contrainte des nombreux pauvres sur les quelques riches. Cette capacité implique un demos habilité à organiser efficacement les affaires publiques, plutôt que de se contenter d’exercer une supériorité numérique. L’évolution historique de la démocratie athénienne, par exemple, a vu un déplacement vers des règles formelles limitant l’autorité législative directe de l’assemblée, témoignant d’une reconnaissance précoce de la nécessité de contraintes auto-imposées.

Une base stable. Cette forme élémentaire de démocratie, illustrée par l’Athènes antique et imaginée dans « Demopolis », offre une assise stable pour un État. Elle propose une alternative réaliste à l’autocratie pour des sociétés, qu’elles soient religieuses ou non libérales, cherchant à établir une communauté sûre, prospère et non tyrannique. L’idée centrale est qu’un cadre politique robuste peut être établi sans qu’il soit nécessaire de s’accorder au préalable sur tous les aspects de la valeur morale ou de la justice distributive.

2. L’Athènes antique : un modèle historique de démocratie élémentaire

Pendant 180 ans, la culture politique athénienne a évolué et le gouvernement athénien s’est montré hautement adaptable.

Faisabilité historique. L’Athènes classique, du VIe au IVe siècle avant notre ère, constitue le cas historique le mieux documenté d’une démocratie durable dans une société complexe avant la pensée libérale. Avec une population citoyenne de plusieurs dizaines de milliers et un tissu social diversifié, Athènes a démontré que l’autogouvernement collectif à grande échelle était non seulement possible, mais pouvait être robuste et adaptable. Cette réalité historique réfute les affirmations selon lesquelles un tel ordre serait intrinsèquement insoutenable ou non compétitif.

Gouvernance adaptative. La démocratie athénienne se caractérisait par la participation directe des citoyens aux assemblées législatives, aux jurys et aux magistratures attribuées par tirage au sort. Elle a évolué au fil du temps, introduisant des innovations telles que la rémunération des services publics et, surtout, la distinction entre décrets ordinaires et lois constitutionnelles fondamentales. Cette évolution juridique, notamment après la guerre du Péloponnèse, témoigne d’une compréhension mature que le demos devait s’imposer des limites pour garantir la stabilité et protéger les intérêts de tous les citoyens, y compris les plus riches.

Au-delà des normes libérales. Bien qu’Athènes ne fût pas une société libérale (elle pratiquait l’esclavage, excluait les femmes du vote et possédait une religion d’État), ses principes démocratiques de liberté politique, d’égalité et de dignité civique étaient solidement soutenus. L’expérience athénienne montre qu’une démocratie fonctionnelle peut exister sans l’ensemble des valeurs « libérales », offrant un contre-exemple historique à l’idée que la démocratie est intrinsèquement liée au libéralisme moderne.

3. Demopolis : une expérience de pensée pour une coopération sans maître

Nommez ce pays Demopolis et son gouvernement démocratie élémentaire.

Un État hypothétique. « Demopolis » est une expérience de pensée imaginant un État moderne fondé par un groupe diversifié de personnes partageant une préférence fondamentale pour la non-autocratie. Ces « Fondateurs » visent à établir une communauté sûre, prospère et non tyrannique, reconnaissant que la coopération sociale est essentielle à l’épanouissement tout en rejetant la nécessité d’un maître. Ce cadre permet d’explorer le minimum constitutionnel requis pour une démocratie élémentaire, abstrait des contingences historiques ou culturelles spécifiques.

Trois finalités fondamentales. Les citoyens de Demopolis s’accordent sur trois objectifs non négociables pour leur État :

  • Sécurité : une protection solide contre les menaces internes et externes.
  • Prospérité : des opportunités suffisantes pour que les habitants acquièrent richesse et réalisent leurs projets de vie.
  • Non-tyrannie : aucun individu ni faction ne monopolise l’autorité politique.
    Ces finalités se renforcent mutuellement et ne peuvent être sacrifiées les unes aux autres, formant le socle de la légitimité étatique.

Intérêt personnel rationnel et participation. Les Fondateurs sont supposés être des individus modérément rationnels, intéressés et stratégiques, conscients que la réalisation de ces objectifs exige une action collective et donc une participation individuelle. Ils acceptent de supporter les coûts de l’autogouvernance, sans pour autant sacrifier tous leurs autres projets personnels. Ce cadre permet le développement ultérieur de règles portant sur des questions normativement lourdes, telles que les droits et la justice distributive, sans en prédéterminer les résultats.

4. La légitimité : au-delà des biens matériels vers les valeurs démocratiques

Pour qu’un individu rationnel choisisse librement et de manière fiable l’option A (citoyen démocratique) plutôt que l’option B (sujet d’un autocrate bienveillant), la valeur totale produite par la boîte grise (coûts de participation) et la boîte noire (temps consacré à des projets socialement valorisés) dans l’option A doit être supérieure à la valeur produite par la boîte noire dans l’option B.

Justifier les coûts de participation. Pour que la démocratie soit légitime aux yeux des futurs citoyens n’ayant pas participé à sa fondation, elle doit offrir des raisons convaincantes d’accepter son autorité coercitive et les coûts relativement élevés de la participation civique. Au-delà de la simple sécurité et prospérité (que pourrait aussi offrir un autocrate bienveillant), la démocratie doit procurer des « biens démocratiques » uniques qui compensent ces coûts d’opportunité. Cette justification constitue le cœur de l’éducation civique à Demopolis.

Les biens démocratiques comme compensation. Ces biens démocratiques immatériels sont intrinsèques à la pratique de l’autogouvernance et sont absents ou moins abondants sous l’autocratie. Ils comprennent :

  • L’exercice libre des capacités humaines constitutives (sociabilité, raison, communication).
  • La liberté politique, l’égalité politique et la dignité civique.
    Ces biens ne sont pas de simples luxes, mais sont intimement liés à la capacité de la démocratie à garantir un bien-être matériel fiable.

Soutien empirique au bien-être démocratique. Les sciences sociales modernes fournissent des preuves que la démocratie est positivement corrélée au développement économique, à la stabilité et même au bonheur subjectif. Des études suggèrent que la réduction des hiérarchies et l’augmentation du contrôle sur son destin, caractéristiques des sociétés démocratiques, contribuent à de meilleurs résultats sanitaires. Ce soutien empirique renforce l’argument selon lequel la démocratie est non seulement moralement préférable, mais aussi fonctionnellement supérieure pour promouvoir l’épanouissement humain.

5. L’exercice libre des capacités humaines : un bien démocratique intrinsèque

La démocratie, contrairement à d’autres formes d’organisation politique, non seulement permet, mais exige, pour sa survie, l’exercice conjoint de ces trois capacités fondamentales par des citoyens participatifs.

Capacités humaines constitutives. Les êtres humains possèdent des capacités inhérentes et distinctives de sociabilité, de rationalité stratégique et de communication interpersonnelle de haut niveau. Aristote et Hobbes, malgré leurs profondes divergences, reconnaissaient ces capacités comme fondamentales à l’existence humaine et nécessaires à la coopération sociale. L’exercice libre et actif de ces capacités est un bien intrinsèque, essentiel à l’épanouissement humain au-delà de la simple survie matérielle.

L’offre unique de la démocratie. Si ces capacités peuvent s’exercer dans divers contextes sociaux, la démocratie exige et permet leur exercice conjoint au plus haut niveau de la prise de décision collective – dans les affaires de gouvernance étatique. Cela signifie que les citoyens mobilisent activement raison et communication pour prendre des décisions lourdes de conséquences, assumer leur mise en œuvre et en porter les conséquences. Cet engagement actif affine, élargit et approfondit ces capacités humaines inhérentes.

Au-delà du paternalisme. Un tyran bienveillant pourrait tolérer la délibération dans la société civile mais l’interdire au niveau étatique, infantilisant ainsi ses sujets en leur refusant la possibilité d’exercer leurs capacités sur les questions les plus importantes. Ce refus constitue un dommage, comparable à un chat en cage incapable de bondir. La démocratie, en revanche, rejette le paternalisme, exigeant des citoyens qu’ils agissent en adultes responsables dans la vie publique. Ce bénéfice intrinsèque de l’exercice libre offre une justification puissante aux coûts de la participation, rendant les citoyens coupables de « tricherie envers eux-mêmes » s’ils se dérobent.

6. La dignité civique : fondement de la liberté et de l’égalité politiques

Les citoyens démocratiques sont simultanément assurés dans leur liberté politique, ainsi que dans leur égalité juridique et politique, lorsque le pouvoir majoritaire et les pouvoirs exercés par individus et groupes sont limités par des garanties constitutionnelles assurant l’immunité contre les menaces arbitraires à la personne ou à la propriété.

La dignité comme expérience vécue. Pour que la liberté et l’égalité politiques aient un sens, les citoyens doivent vivre la dignité civique – l’acceptation sociale de leur valeur pour la participation politique et l’immunité contre l’humiliation et l’infantilisation. Cela dépasse les droits formels, garantissant que même les citoyens les plus faibles soient traités avec respect et que leurs voix soient entendues. L’humiliation et l’infantilisation sapent les conditions mêmes nécessaires à une participation active, libre et égale.

Un équilibre auto-renforcé. La dignité civique est soutenue par la connaissance commune des règles interdisant l’indignité, et par l’intérêt rationnel des citoyens à défendre la dignité d’autrui. Cela crée un équilibre social où les individus sont motivés à agir de manière prosociale, sachant que leur propre dignité est réciproquement protégée. Ce système :

  • Mobilise le courage civique pour défendre contre les menaces à la dignité.
  • Encourage la maîtrise de soi face à l’arrogance.
  • Permet la reconnaissance du mérite par des honneurs publics sans compromettre la dignité de base.
    Ce mécanisme aide à résoudre le problème hobbesien des individus cherchant l’honneur qui déstabilisent l’État.

Réguler liberté et égalité. La dignité civique agit comme une contrainte cruciale contre les excès du libertarianisme et de l’égalitarisme. Elle s’oppose à :

  • L’excès libertarien : en exigeant la fourniture publique de ressources (éducation, protection sociale) pour garantir que tous les citoyens aient la capacité de faire des choix significatifs et de participer.
  • L’excès égalitarien : en interdisant les interventions paternalistes qui infantilisent les citoyens en éliminant tout risque ou choix au nom d’une égalité parfaite.
    La dignité définit ainsi une « zone de dignité » dans laquelle les politiques de justice distributive peuvent opérer, assurant un équilibre préservant l’autonomie adulte et la participation.

7. Connaissance et expertise : moteurs de la sécurité et de la prospérité démocratiques

La croissance du stock de connaissances et leur usage efficace compensent les coûts d’exploitation relativement élevés de l’autogouvernance collective.

Avantage épistémique. Une démocratie élémentaire bien organisée peut tirer parti de la diversité des savoirs et compétences de ses citoyens pour prendre de meilleures décisions politiques, renforçant ainsi sécurité et prospérité. Contrairement aux autocraties, qui répriment souvent la dissidence et limitent l’information, l’engagement de la démocratie envers la liberté politique, l’égalité et la dignité encourage les citoyens à investir dans le capital humain et à partager des connaissances utiles sans crainte d’exploitation. Cette profondeur et diversité épistémiques constituent un avantage comparatif.

Agrégation pertinente de l’expertise (APE). Pour utiliser efficacement l’expertise sans sombrer dans la domination des experts, la démocratie peut recourir à des mécanismes comme l’Agrégation Pertinente de l’Expertise. Ce processus consiste à :

  • Diviser les questions complexes en domaines spécifiques d’expertise.
  • Identifier des experts fiables dans chaque domaine.
  • Pondérer les domaines selon leur pertinence.
  • Agréger les jugements citoyens sur les options, éclairés par les témoignages d’experts.
    Cette approche, illustrée par la réponse d’Athènes à l’invasion perse, permet à un large corps de citoyens de prendre des décisions éclairées et à fort enjeu.

Mise à l’échelle de l’expertise. Si la démocratie directe à la manière d’Athènes est difficile à appliquer aux États modernes de grande taille, le processus d’APE peut être adapté. Un conseil citoyen représentatif pourrait délibérer sur les domaines et options, publiant ses conclusions pour informer les électeurs lors de référendums. Cela fournit aux citoyens une information précieuse et pré-traitée, réduisant la charge cognitive et permettant des jugements collectifs plus éclairés. Ce mécanisme garantit que, même lorsque l’autorité est déléguée, le demos conserve la capacité de prendre des décisions sages, essentielle à sa vigilance contre la capture élitiste.

8. Délégation sans tyrannie : le demos vigilant

Le demos, tel le géant aux mille yeux de la mythologie grecque, Argos Panoptès, peut et doit rester constamment vigilant.

La menace de la capture élitiste. Si la délégation de l’autorité à des représentants est nécessaire dans les démocraties modernes à grande échelle, elle crée une vulnérabilité : le risque de capture élitiste. Si les représentants, en tant que classe politique, s’entendent pour faire prévaloir leurs intérêts propres au détriment de l’intérêt commun du demos, l’État se transforme en tyrannie, même bienveillante. Cette corruption systématique compromet la finalité fondamentale de non-tyrannie.

Le demos capable comme garde-fou. Pour prévenir la capture élitiste, le demos doit conserver la capacité crédible de révoquer l’autorité déléguée et de gouverner directement si nécessaire. Ce « demos vigilant » agit comme un contre-pouvoir, garantissant que les représentants restent responsables et ne violent pas leur mandat. La menace d’une intervention directe, même rarement exercée, incite les représentants à agir dans l’intérêt commun, préservant ainsi le caractère démocratique du régime.

Scalabilité et simplicité. La capacité d’un demos moderne à gouverner directement, même temporairement, exige que le gouvernement reste maniable. Cela implique une contrainte démocratique sur la taille et la complexité inutiles de l’administration, encourageant les représentants à concevoir des lois élégantes et compréhensibles. Cette contrainte n’entrave pas les valeurs libérales, mais constitue un défi de conception, assurant que le peuple puisse toujours reprendre son rôle gouvernant sans plonger l’État dans le chaos.

9. La démocratie élémentaire : une base solide pour des sociétés diverses

La démocratie élémentaire sera un candidat sérieux à une théorie d’intérêt substantiel si elle peut fournir une base sur laquelle des superstructures de règles et normes, libérales ou non libérales, peuvent être construites.

Au-delà des contraintes du libéralisme. La démocratie élémentaire offre un cadre politique fondamental qui n’est ni intrinsèquement libéral ni illibéral, la rendant adaptée à une grande variété de sociétés. Elle évite le « Scylla » d’être trop illibérale (exigeant esclavage ou piété obligatoire) et le « Charybde » d’être trop libérale (exigeant une stricte neutralité axiologique). Cette flexibilité est cruciale pour sa pertinence dans un monde aux systèmes de valeurs divers.

Pas nécessairement illibérale. Si Athènes antique comportait des traits illibéraux comme l’esclavage et la religion d’État, le livre soutient qu’ils n’étaient pas nécessaires à son fonctionnement démocratique. Une Demopolis moderne, éclairée par l’éthique contemporaine et la technologie, n’exigerait pas de telles conditions. Par exemple, le loisir nécessaire à la participation peut être assuré par la technologie, et l’exclusion des femmes ou des non-natifs de la citoyenneté est éthiquement insoutenable et pratiquement déstabilisante aujourd’hui.

Pas nécessairement libérale. La démocratie élémentaire ne prescrit pas les principes libéraux fondamentaux tels que les droits humains universels, la stricte neutralité de l’État en matière religieuse ou une conception forte de l’autonomie individuelle. Une société non libérale pourrait, en principe, adopter la démocratie élémentaire, établir une religion d’État ou maintenir certaines hiérarchies sociales, tant que celles-ci ne compromettent pas les conditions fondamentales de participation citoyenne, liberté politique, égalité et dignité civique. Cela ouvre une voie aux sociétés non libérales aspirant à une gouvernance non tyrannique.

10. La pertinence durable de la démocratie dans un monde post-libéral

Si, comme je l’ai soutenu, la démocratie élémentaire soutient l’épanouissement humain et peut constituer un point de convergence pour une large coalition politique, la théorie démocratique réaliste que j’ai tentée ici n’a pas

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Résumé des avis

3.40 sur 5
Moyenne de 25 évaluations de Goodreads et Amazon.

Les critiques de Demopolis sont partagées, avec des notes oscillant entre 3 et 5 étoiles. Certains lecteurs l’ont trouvé stimulant et riche en enseignements, saluant son exploration approfondie de la démocratie dépourvue de libéralisme. D’autres, en revanche, ont reproché un excès de détails et une difficulté à atteindre les objectifs annoncés. Le livre est souvent comparé à La République de Platon et présenté comme un véritable tour de force en matière de savoir politique. Toutefois, plusieurs critiques estiment qu’il ne parvient pas pleinement à défendre la démocratie sans libéralisme et remettent en question la faisabilité des systèmes d’éducation civique et de référendum qu’il propose.

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À propos de l'auteur

Josiah Ober est un universitaire de renom, titulaire de la chaire Tsakopoulos-Kounalakis en hommage à Constantine Mitsotakis à l’université de Stanford. Il exerce en tant que professeur au sein des départements de lettres classiques et de sciences politiques, témoignant ainsi de son expertise interdisciplinaire. Les travaux d’Ober se concentrent sur le croisement entre l’histoire de la Grèce antique et la théorie politique, comme en témoigne son ouvrage « Demopolis ». Son parcours académique lui permet d’établir des liens entre la démocratie classique et les systèmes politiques contemporains, offrant ainsi des perspectives inédites sur la nature du gouvernement démocratique et sa relation avec le libéralisme.

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