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Game Theory 101

Game Theory 101

The Complete Textbook
par William Spaniel 2011 278 pages
3.77
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Points clés

1. La théorie des jeux analyse l’interdépendance stratégique.

Au fond, la théorie des jeux étudie l’interdépendance stratégique — c’est-à-dire des situations où mes actions influencent à la fois mon bien-être et le vôtre, et réciproquement.

L’interdépendance est essentielle. La théorie des jeux modélise des situations où les résultats des joueurs dépendent non seulement de leurs propres actions, mais aussi de celles des autres. Cela oblige les joueurs à anticiper, agir et réagir de manière stratégique, dépassant ainsi une simple prise de décision isolée.

Le dilemme du prisonnier. L’exemple classique est le dilemme du prisonnier, où deux voleurs arrêtés doivent choisir entre avouer ou garder le silence. Leur peine individuelle dépend du choix de l’autre, ce qui crée une situation où la décision rationnelle individuelle (avouer) conduit à un résultat collectif pire que s’ils étaient restés tous deux silencieux.

Des applications multiples. Ce concept fondamental s’applique à de nombreux cas :

  • Des pays décidant d’attaquer ou de se défendre.
  • Des entreprises choisissant de faire de la publicité.
  • Des États engagés dans des courses aux armements ou des guerres commerciales.
    Comprendre l’interdépendance stratégique est la première étape pour analyser ces interactions complexes.

2. La dominance stricte simplifie les choix.

On dit qu’une stratégie x domine strictement une stratégie y pour un joueur si x lui procure un gain supérieur à y, quelle que soit la stratégie des autres joueurs.

Toujours une meilleure option. Une stratégie strictement dominée est celle qu’un joueur rationnel ne choisirait jamais, car une autre stratégie lui garantit toujours un meilleur gain, indépendamment des choix des autres. Identifier et éliminer ces stratégies simplifie le jeu.

Exemple du dilemme du prisonnier. Dans ce dilemme, avouer domine strictement garder le silence pour chaque joueur. Quel que soit le choix de l’autre, avouer réduit la peine de prison. La décision devient donc évidente pour un prisonnier cherchant son intérêt.

Les joueurs rationnels évitent. Par définition, jouer une stratégie strictement dominée est irrationnel. Un joueur rationnel choisira toujours la stratégie dominante, car elle assure un meilleur résultat, peu importe la décision de l’adversaire.

3. L’élimination itérée affine les ensembles de stratégies.

L’élimination itérée des stratégies strictement dominées simplifie les jeux en supprimant les stratégies que les joueurs ne joueraient jamais.

Démêler la complexité. Dans les jeux où aucune stratégie ne domine strictement toutes les autres, les joueurs peuvent néanmoins déduire ce que les autres ne joueront pas. En éliminant itérativement les stratégies dominées, le jeu peut être réduit, parfois jusqu’à un seul résultat.

Exemple du jeu des clubs de danse. Dans ce jeu entre deux clubs, l’un avait une stratégie strictement dominante (la salsa). L’autre, le sachant, pouvait éliminer sa stratégie dominée et choisir alors sa meilleure option (le disco) dans le jeu réduit.

L’ordre n’a pas d’importance. Une propriété clé de l’élimination itérée des stratégies strictement dominées est que le résultat final ne dépend pas de l’ordre dans lequel on supprime ces stratégies. Cela offre une méthode robuste pour résoudre certains jeux.

4. L’équilibre de Nash : le résultat « sans regrets ».

Un équilibre de Nash est un ensemble de stratégies, une par joueur, telles qu’aucun joueur n’a intérêt à changer sa stratégie compte tenu des choix des autres.

Meilleure réponse mutuelle. Dans un équilibre de Nash, la stratégie choisie par chaque joueur est la meilleure réponse possible aux stratégies des autres. Si les joueurs jouent selon cet équilibre, aucun ne regrettera son choix après avoir observé ceux des autres.

Exemple de la chasse au cerf. Le jeu de la chasse au cerf présente deux équilibres de Nash en stratégies pures : chasser le cerf ensemble ou chasser chacun son lièvre. Dans les deux cas, aucun joueur ne peut améliorer son sort en changeant unilatéralement de stratégie, compte tenu du choix de l’autre.

Pas toujours efficace. Les équilibres de Nash ne garantissent pas le meilleur résultat collectif. Dans la chasse au cerf, chasser chacun son lièvre est un équilibre, mais chasser le cerf ensemble rapporte davantage aux deux. Cela illustre les échecs possibles de coordination.

5. Les stratégies mixtes gèrent l’incertitude et l’indifférence.

En réalité, tout jeu fini possède au moins un équilibre de Nash.

Le théorème de Nash. Ce théorème fondamental garantit que tout jeu avec un nombre fini de joueurs et de stratégies admet au moins un équilibre de Nash, qui peut impliquer que les joueurs randomisent leurs choix (stratégies mixtes). Les jeux sans équilibre en stratégies pures, comme « pile ou face », ont nécessairement des équilibres en stratégies mixtes.

La randomisation est essentielle. Une stratégie mixte consiste à choisir entre plusieurs stratégies pures selon certaines probabilités. Dans un équilibre en stratégies mixtes, ces probabilités rendent l’adversaire indifférent entre ses propres stratégies pures, l’empêchant d’exploiter un schéma prévisible.

Calcul des probabilités. Trouver un équilibre en stratégies mixtes revient à égaliser les utilités espérées des stratégies pures d’un joueur, compte tenu de la stratégie mixte de l’adversaire, puis à résoudre pour les probabilités. Cela garantit l’indifférence nécessaire au mélange.

6. Les jeux séquentiels utilisent des arbres et l’induction à rebours.

On appelle ces jeux des jeux séquentiels, car l’ordre des coups suit une séquence.

L’ordre compte. Contrairement aux jeux à coups simultanés représentés par des matrices, les jeux séquentiels impliquent que les joueurs jouent dans un ordre précis, les joueurs ultérieurs observant souvent les choix précédents. Ils se modélisent mieux par des arbres de jeu (forme extensive).

Les arbres de jeu visualisent le déroulement. Un arbre de jeu montre les nœuds de décision, les branches représentant les choix, et les nœuds terminaux avec les gains finaux. Cette structure permet d’analyser le jeu étape par étape, en tenant compte de l’information disponible à chaque tour.

L’induction à rebours résout. La méthode principale pour résoudre ces jeux sans coups simultanés est l’induction à rebours. Elle consiste à partir de la fin du jeu, déterminer les coups optimaux des derniers joueurs, puis remonter pour fixer les choix optimaux des joueurs précédents.

7. L’équilibre parfait en sous-jeux filtre les menaces incroyables.

La perfection en sous-jeux garantit que les joueurs ne croient que les menaces que les autres ont intérêt à exécuter au moment venu.

La crédibilité est cruciale. Un jeu à coups simultanés peut avoir plusieurs équilibres de Nash, dont certains reposent sur des menaces non crédibles dans un cadre séquentiel. Un équilibre parfait en sous-jeux (EPSJ) est un équilibre de Nash qui reste un équilibre dans chaque sous-jeu du jeu initial.

Exemple du jeu de Selten. Dans ce jeu (ou jeu d’entrée d’entreprise), un équilibre de Nash implique qu’une firme menace une guerre des prix si un concurrent entre. Mais si l’entrée a lieu, la firme préfère céder plutôt que d’engager une guerre coûteuse. La menace est donc incroyable, et cet équilibre n’est pas parfait en sous-jeux.

L’induction à rebours identifie l’EPSJ. L’induction à rebours trouve naturellement l’EPSJ car elle oblige les joueurs à considérer leur coup optimal à chaque nœud de décision, même si ce nœud n’est pas atteint en équilibre. Cela élimine les stratégies fondées sur des menaces non crédibles.

8. Les problèmes d’engagement freinent les résultats mutuellement bénéfiques.

Un élément important d’un problème d’engagement est l’incohérence temporelle à laquelle un joueur est confronté.

Incapacité à s’engager. Un problème d’engagement survient lorsque les joueurs ne peuvent pas s’engager de manière crédible à une action future, même si cet engagement améliorerait la situation de tous. Les incitations du joueur évoluent dans le temps, rendant sa promesse initiale peu fiable.

Exemple de la fouille policière. Dans ce jeu, l’officier souhaite que vous acceptiez une fouille rapide (bénéfique pour tous). Mais une fois votre consentement donné, son incitation devient de mener une fouille plus approfondie. Sachant cela, vous ne pouvez pas lui faire confiance et préférez l’option moins favorable avec l’unité canine.

Contrats et ponts brûlés. Les solutions aux problèmes d’engagement impliquent souvent une application externe (comme des contrats dans l’exemple du Far West) ou la limitation stratégique des options futures (comme brûler des ponts dans l’exemple militaire) pour rendre menaces ou promesses crédibles.

9. Les jeux généralisés révèlent des schémas stratégiques universels.

Si nous rencontrons de nombreuses versions du jeu de la bataille des sexes, il serait utile de dériver une formule simple pour l’équilibre en stratégies mixtes.

Au-delà des chiffres spécifiques. Remplacer les gains numériques par des variables permet d’analyser simultanément des classes entières de jeux. Cela révèle les structures stratégiques sous-jacentes et comment les équilibres dépendent des valeurs relatives des gains, pas seulement de leurs valeurs absolues.

Bataille des sexes généralisée. En utilisant des variables (A, B, C, a, b, c) pour représenter les préférences, un calcul unique peut fournir la formule de la stratégie mixte applicable à toute version de la bataille des sexes, tant que l’ordre des préférences est respecté.

Identifier les contradictions. Les jeux généralisés aident aussi à prouver la non-existence de certains équilibres. Dans le dilemme du prisonnier ou le jeu du blocage généralisés, tenter de résoudre pour une stratégie mixte avec des variables conduit à des contradictions mathématiques, confirmant qu’aucun équilibre de ce type n’existe pour des gains valides.

10. La statique comparative analyse l’impact des changements stratégiques.

Au cœur, la théorie des jeux étudie la modification des dimensions stratégiques d’un environnement.

Mesurer la sensibilité. La statique comparative examine comment les variations de variables exogènes (coûts, valeurs, probabilités) affectent les équilibres et résultats du jeu. Cela permet de prévoir comment manipuler l’environnement stratégique influence le comportement et le bien-être des joueurs.

Exemple des tirs au but. L’analyse du jeu du penalty avec une variable représentant la précision du tireur révèle un résultat contre-intuitif : à mesure que la précision du tireur sur son côté faible s’améliore, il tire moins souvent de ce côté en équilibre, car le gardien ajuste sa stratégie.

Implications pour les politiques. La statique comparative est cruciale pour la conception des politiques. Comprendre comment modifier des paramètres (par exemple, le coût du conflit dans le jeu du faucon-colombe, le coût d’appel dans le dilemme du volontaire) influence le comportement en équilibre permet de prédire les effets des interventions.

11. Le support des stratégies mixtes exige l’indifférence.

Dans un jeu général, supposons que les joueurs mélangent en équilibre. On sait alors immédiatement que les stratégies pures dans le support des stratégies mixtes des joueurs ont toutes la même utilité espérée en équilibre.

L’indifférence est nécessaire. Pour qu’un joueur accepte de randomiser entre plusieurs stratégies pures dans un équilibre en stratégies mixtes, chacune de ces stratégies doit offrir la même utilité espérée, compte tenu de la stratégie de l’adversaire. Si l’une offrait un gain supérieur, le joueur la choisirait systématiquement.

Définition du support. Le « support » d’une stratégie mixte désigne l’ensemble des stratégies pures jouées avec une probabilité positive. Les stratégies hors support sont jouées avec une probabilité nulle.

Raccourci par dominance faible. Ce principe offre un raccourci : si un adversaire mélange toutes ses stratégies, un joueur ne peut pas inclure une stratégie faiblement dominée dans son support, car la stratégie dominante offrirait une utilité espérée strictement supérieure.

12. Pierre-papier-ciseaux illustre le besoin de solutions formelles.

Bien que l’on puisse deviner l’équilibre, de légers changements dans les gains rendent rapidement la résolution par intuition impossible.

Intuition vs rigueur. Le jeu basique de pierre-papier-ciseaux possède un équilibre en stratégies mixtes intuitif (randomiser uniformément). Mais cette intuition s’effondre dès que les gains changent légèrement, montrant la nécessité de méthodes formelles pour dériver les équilibres.

Raccourci par symétrie à somme nulle. Pour les jeux symétriques à somme nulle comme pierre-papier-ciseaux, un raccourci utile est que l’utilité espérée de chaque joueur en équilibre doit être nulle. Cela permet d’écarter des stratégies mixtes ne respectant pas cette condition.

Solution généralisée. En utilisant des variables pour les gains et en appliquant le principe d’indifférence, on peut dériver une formule générale pour l’équilibre en stratégies mixtes de toute variante de pierre-papier-ciseaux, offrant une solution rigoureuse au-delà du simple devin.

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Résumé des avis

3.77 sur 5
Moyenne de 372 évaluations de Goodreads et Amazon.

Game Theory 101 : Le manuel complet suscite des avis partagés, avec une note moyenne de 3,74 sur 5. Les lecteurs le considèrent comme une excellente introduction à la théorie des jeux, soulignant son accessibilité et la clarté de ses explications. Le livre est salué pour sa démarche progressive et ses nombreux exemples concrets. Toutefois, certains lui reprochent un manque d’exercices pratiques, la présence d’erreurs dans le texte et une simplification parfois excessive. Beaucoup recommandent de le compléter par la série YouTube de l’auteur afin d’en approfondir la compréhension. Malgré ses imperfections, cet ouvrage demeure une ressource précieuse pour les débutants en théorie des jeux.

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FAQ

1. What is Game Theory 101: The Complete Textbook by William Spaniel about?

  • Comprehensive introduction: The book offers a rigorous yet accessible introduction to game theory, focusing on how individuals and organizations make strategic decisions when their outcomes depend on others’ actions.
  • Core concepts covered: It explains foundational ideas such as Nash equilibrium, dominance, mixed strategies, subgame perfect equilibrium, backward and forward induction, and commitment problems.
  • Real-world applications: Examples from economics, politics, and daily life illustrate how game theory models strategic behavior in diverse scenarios.
  • Mathematical framework: The author emphasizes logical reasoning and mathematical rigor, ensuring conclusions follow directly from stated assumptions.

2. Why should I read Game Theory 101: The Complete Textbook by William Spaniel?

  • Clear explanations: The book breaks down complex game theory concepts into step-by-step lessons, making them accessible to beginners and those seeking deeper understanding.
  • Practical relevance: It connects theoretical models to real-world situations like wars, negotiations, auctions, and advertising, showing the unifying power of game theory.
  • Preparation for advanced study: By covering both basic and advanced topics, the book prepares readers for further study in economics, political science, and related fields.
  • Insight into strategic thinking: Readers learn how preferences, incentives, and information shape outcomes in conflicts and cooperation.

3. What are the key takeaways from Game Theory 101: The Complete Textbook by William Spaniel?

  • Assumptions drive outcomes: The book stresses that equilibrium concepts depend on assumptions like rationality, complete information, and credible commitments.
  • Weak dominance is tricky: Weakly dominated strategies can complicate analysis and should be handled with care or eliminated when possible.
  • Strategic reasoning tools: Backward and forward induction are powerful but fragile tools for analyzing sequential games and refining equilibria.
  • Game theory’s scope: Ultimately, the book equips readers to rigorously analyze strategic interactions, emphasizing that preferences and incentives matter more than words or threats.

4. How does William Spaniel define and explain Nash equilibrium in Game Theory 101?

  • Nash equilibrium basics: A Nash equilibrium is a set of strategies where no player can improve their payoff by unilaterally changing their own strategy, given the choices of others.
  • Pure strategy Nash equilibrium (PSNE): The book teaches how to find PSNE by identifying mutual best responses in payoff matrices, representing stable outcomes with “no regrets.”
  • Mixed strategy Nash equilibrium (MSNE): When no PSNE exists, players may randomize over strategies; the book provides algebraic methods to calculate MSNE by making opponents indifferent.
  • Examples and intuition: Games like the stag hunt, matching pennies, and rock-paper-scissors are used to illustrate both pure and mixed equilibria.

5. What is strict dominance and how does Game Theory 101 use iterated elimination of strictly dominated strategies (IESDS)?

  • Strict dominance defined: A strategy strictly dominates another if it always yields a higher payoff, regardless of what opponents do; rational players never choose strictly dominated strategies.
  • IESDS process: The book explains how to iteratively remove strictly dominated strategies to simplify games and predict rational outcomes.
  • Order irrelevance: The final solution does not depend on the order of elimination, making IESDS a reliable method for many games.
  • Practical application: This method helps clarify strategic choices in classic dilemmas like the Prisoner’s Dilemma.

6. How does Game Theory 101 by William Spaniel explain the Prisoner’s Dilemma and its significance?

  • Classic dilemma setup: Two players independently choose to cooperate or defect, with mutual defection being the dominant strategy but leading to a worse collective outcome.
  • Strict dominance in action: The book shows how rational self-interest leads both players to defect, even though mutual cooperation would be better.
  • Broader applications: The Prisoner’s Dilemma framework is used to explain real-world phenomena like arms races, trade wars, and advertising battles.
  • Lesson on incentives: It highlights how individual incentives can trap players in suboptimal outcomes.

7. What are mixed strategy Nash equilibria (MSNE) and how does Game Theory 101 teach their calculation?

  • MSNE concept: Mixed strategies involve randomizing over pure strategies, ensuring that opponents are indifferent among their choices.
  • Calculation method: The book provides an algebraic approach to solve for equilibrium probabilities, emphasizing the importance of exact fractions over decimals.
  • Generalization to variable payoffs: It extends MSNE analysis to games with exogenous variables, showing how equilibrium probabilities change with payoffs.
  • Support and weak dominance: Only strategies that are not weakly dominated can be played with positive probability in MSNE.

8. How does Game Theory 101 by William Spaniel address weak dominance and its pitfalls?

  • Weak dominance defined: A strategy weakly dominates another if it is never worse and sometimes better, but can be equal in some cases.
  • Problems with IEWDS: Iterated elimination of weakly dominated strategies can yield multiple or conflicting solutions and may eliminate Nash equilibria.
  • Cautionary advice: The book recommends prioritizing strict dominance and using best response analysis when weak dominance is present.
  • Knife-edge equilibria: Weak dominance often leads to fragile, knife-edge equilibria that are unlikely to occur naturally.

9. What is backward induction and how does Game Theory 101 use it to find subgame perfect equilibrium (SPE)?

  • Backward induction explained: This method solves sequential games by reasoning from the end of the game backward, ensuring strategies are optimal at every stage.
  • Subgame perfect equilibrium: SPE refines Nash equilibrium by requiring optimal strategies in every subgame, eliminating non-credible threats.
  • Game tree representation: The book uses extensive form (game trees) to model sequential moves and apply backward induction.
  • Practical examples: Scenarios like bargaining, police searches, and pirates dividing gold illustrate backward induction in action.

10. How does Game Theory 101 by William Spaniel explain commitment problems and credible threats?

  • Commitment problems defined: These arise when a player cannot credibly commit to a future action, leading to suboptimal outcomes for all parties.
  • Examples provided: The book discusses civil wars, police searches, and contracts in the Wild West to illustrate commitment issues.
  • Role of incentives: Players only follow through on threats or promises if their incentives align; credible commitments can improve outcomes.
  • Strategic solutions: Binding commitments or mechanisms that align incentives can resolve commitment problems.

11. How does Game Theory 101 by William Spaniel handle infinite strategy spaces and games without matrices?

  • Infinite strategies challenge: Some games have continuous or very large strategy sets, making matrix representation impractical.
  • Alternative solution methods: The book introduces best response functions, calculus, and logical reasoning to find equilibria in such games.
  • Examples discussed: Hotelling’s location game, Cournot competition, and duels are used to illustrate infinite strategy spaces.
  • Existence of equilibria: The book explains when equilibria exist or fail to exist in infinite games.

12. What is forward induction and how does Game Theory 101 by William Spaniel use it to refine equilibrium predictions?

  • Forward induction defined: This method assumes all past play was rational, allowing players to infer others’ strategies based on observed actions.
  • Refining beliefs: Forward induction can eliminate certain equilibria and make threats credible by interpreting past moves as rational signals.
  • Complexity and controversy: It requires strong assumptions about rationality and can lead to multiple or infinite equilibria.
  • Illustrative examples: Games like the pub hunt and defenestrated chicken demonstrate the use and implications of forward induction.

À propos de l'auteur

William Spaniel est l’auteur de « Game Theory 101 : Le manuel complet ». Il a conçu une introduction exhaustive à la théorie des jeux, en associant son ouvrage à une série de vidéos sur YouTube consacrées au sujet. Son approche vise à rendre accessibles des concepts complexes aux débutants, en s’appuyant sur des exemples concrets et des explications pas à pas. Son travail aborde divers aspects de la théorie des jeux, tels que l’équilibre de Nash, les stratégies mixtes et les distributions de probabilité. Si certains lecteurs saluent la clarté et la simplicité de ses explications, d’autres regrettent parfois un manque de détails supplémentaires. Les efforts de Spaniel pour rassembler et présenter les connaissances en théorie des jeux de manière facilement compréhensible ont été largement appréciés tant par les étudiants que par les passionnés.

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