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La plus folle obsession
La plus folle obsession

La plus folle obsession

par Danielle Lori 2019 333 pages
4.24
200 000+ évaluations
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Résumé de l'intrigue

Prologue

Septembre 2015. Christian Allister est assis face à Sasha Taylor, une psychologue formée à Yale qui évalue son aptitude après un incident non précisé. Il admet avec froideur une personnalité addictive, des TOC légers et un besoin d'ordre qu'il protège par-dessus tout, y compris par-dessus n'importe quelle femme. Il nie qu'une femme soit à l'origine des ennuis qui l'ont conduit ici, même si une vision de cheveux bruns et blonds, de peau olive et de tout ce qui est interdit embrase sa contenance. Quand Sasha lui demande ce qu'il fait du désordre qu'il ne peut pas corriger, il répond qu'il en devient obsédé. Le nom qu'il refuse de prononcer, le désordre qu'il ne peut pas ordonner, c'est Gianna.

Peut contenir des spoilers
Analyse

La séance d'ouverture retourne le cadre clinique contre son propre sujet. Christian joue le contrôle devant une évaluatrice tandis que la prose trahit un homme submergé précisément par le chaos qu'il prétend maîtriser. L'autrice met en scène l'obsession à la fois comme pathologie et comme confession, laissant les rituels de TOC (l'ordre, le chiffre trois, la propreté) incarner une psyché qui s'organise contre un traumatisme encore non révélé. En retenant le nom de Gianna tout en saturant la pièce de son empreinte sensorielle, l'ouverture fait de l'absence la présence la plus éclatante. Elle prépare le lecteur à se méfier de la froideur de Christian, simple masque, et à lire le roman entier comme le dossier clinique derrière un seul mot indicible.

Le fédéral dans la Mercedes

Une arrestation pour cocaïne la livre à un inconnu glacial

Gianna Russo, vingt et un ans, mariée depuis un an au vieillissant don Antonio, se retrouve dans une cellule de garde à vue à Manhattan après que des policiers ont trouvé de la cocaïne lors d'un contrôle routier. Elle s'attend à un agent conciliant chargé de lui soutirer des secrets sur la mafia. Au lieu de cela, le Bureau envoie Christian Allister, un agent d'une beauté glaciale qui joue discrètement des deux côtés de la loi. Il refuse de la ménager, la raccompagnant chez elle tout en disséquant son mariage avec des questions cliniques, jusqu'à ce qu'elle laisse échapper qu'elle n'a jamais choisi d'épouser Antonio. Il jette son chewing-gum par la fenêtre, se moque de sa robe de créateur et la prévient que si la drogue la ramène en cellule, il l'y laissera. Elle descend de voiture en le détestant, ignorant qu'elle vient de rencontrer l'homme qui ne la laissera jamais partir.

Peut contenir des spoilers
Analyse

La rencontre-haine inverse la convention romanesque en faisant du mépris le premier langage de l'intimité. L'interrogatoire de Christian se lit comme de la cruauté mais fonctionne comme une reconnaissance : il refuse de la voir comme un corps, la regardant dans les yeux, ce qui la déstabilise plus que le désir ne l'aurait fait. Lori établit l'asymétrie de pouvoir qui les définira — son avantage informationnel contre l'indifférence qu'elle affiche. L'habitude de Gianna de se cuirasser derrière l'insolence et la chair rencontre un homme immunisé contre les deux. La cocaïne, le mariage sans amour, la terreur d'être vue : tout cela introduit l'économie traumatique sous les répliques, où l'esprit est un pansement et chaque échange une négociation sur le droit de rester inconnaissable.

Andromède sur la terrasse

Trahie par son mari et son amie, elle craque lors d'un gala

Les infidélités en série d'Antonio deviennent insupportables quand Gianna le surprend avec Sydney, la seule amie en qui elle avait confiance. Anesthésiée par la drogue, elle se réveille dans le lit de Nico, surnommé Ace, le fils adulte d'Antonio — une trahison qui la ronge. Lors d'un gala de bienfaisance contre le cancer, elle échange de nouveau des piques avec Christian, puis Antonio découvre ses pilules contraceptives cachées, la gifle sur la terrasse et menace de mettre fin à ses visites secrètes auprès de sa mère mourante à Chicago. Alors qu'une crise de panique la saisit, Christian apparaît et la stabilise — non par le réconfort, mais par l'astronomie, lui montrant la faible étoile d'Andromède et lui expliquant que la déesse enchaînée a survécu, son nom signifiant « celle qui règne sur les hommes ». Pour la première fois, Gianna hurle la rage qu'elle a ravalée pendant des années.

Peut contenir des spoilers
Analyse

Cette section cartographie la spirale descendante de Gianna comme la logique des impuissants : elle punit sa propre trahison en en commettant une autre — coucher avec Nico —, intériorisant le vieux verdict de son père selon lequel elle est une putain. L'intervention de Christian recadre sa froideur comme une forme différente d'attention : il traite sa panique comme un problème d'orientation plutôt que de fragilité. Le mythe d'Andromède devient l'énoncé de thèse du roman : une femme sacrifiée pour sa beauté qui néanmoins endure et règne. En lui enseignant la constellation au lieu de la consoler, il lui remet son agentivité, et son cri marque la première fissure dans une vie entière de voix étouffée.

Des balles à l'anniversaire

Une veuve est faite à vingt-trois ans

Christian coince Gianna dans un salon VIP lors de sa fête pour ses vingt-trois ans et admet qu'il pense à elle, la prévenant de ne plus jamais se retrouver seule avec lui. En bas, une embuscade rivale éclate en coups de feu. Nico se jette sur elle et prend deux balles en la protégeant. Quand les lumières s'éteignent, Sydney, désespérée de rejoindre l'homme qu'elle aime, se libère de l'emprise de Gianna et court dans l'obscurité — l'attaque l'emporte, elle, ainsi qu'Antonio et d'autres. Gianna termine la nuit veuve à vingt-trois ans, trempée d'un sang qui n'est pas le sien. Christian la trouve recroquevillée sur le sol du bureau, la porte dans ses bras, drape sa veste sur ses épaules et la conduit chez Nico pour qu'elle se remette, refusant de la laisser seule.

Peut contenir des spoilers
Analyse

La violence fait s'effondrer le triangle amoureux et le mariage en une seule séquence, et Lori la lie à la phobie la plus profonde de Gianna : le coup fatal frappe dans l'obscurité. La mort de Sydney par amour — choisir de courir vers un homme plutôt que de survivre — devient l'ombre prémonitoire contre laquelle Gianna définit son propre refus de risquer son cœur. La liberté que Gianna désirait secrètement arrive trempée de culpabilité, puisque ses derniers mots à Sydney étaient une malédiction. La tendresse muette de Christian — le corps porté, la veste — plante la contradiction que le livre exploitera sans relâche : un tueur dont la violence et la douceur jaillissent de la même source.

Le corps dans sa cuisine

Il tue son flirt, puis la prend une fois

Un an plus tard, à vingt-quatre ans et téméraire, Gianna laisse un séduisant joueur qu'elle surnomme Charmant la suivre jusque chez elle, uniquement pour provoquer Christian, qui lui avait ordonné de se tenir à distance de cet homme. Christian arrive, visse un silencieux sur son pistolet et l'abat dans sa cuisine sans la moindre émotion. Furieuse, elle débarque à son appartement pour l'affronter, et leur haine explose en désir. Il la plaque, la prend avec sa bouche sur le comptoir de sa salle de bain, mais refuse de l'embrasser ou de retirer sa chemise, jurant que s'il la possède un jour entièrement, aucun autre homme ne le fera jamais. Un appel le convoque à l'étranger. Il l'embrasse enfin, empoche son élastique à cheveux et disparaît. Elle apprend finalement que son prénom est Christian.

Peut contenir des spoilers
Analyse

Le meurtre comme parade nuptiale littéralise la jalousie possessive en homicide, et l'excitation de Gianna plutôt que son horreur révèle à quel point son monde a normalisé la violence. La scène dans la salle de bain établit la grammaire érotique de Christian fondée sur la rétention : il donne du plaisir tout en refusant la réciprocité, refusant le baiser et le corps dénudé qui signaleraient une véritable reddition. Son ultimatum — que coucher avec lui est une porte sans retour — recadre le désir comme une annexion. L'élastique volé, fétiche d'attachement qu'il portera pendant des années, trahit l'obsessionnel sous le contrôleur. Fait crucial, elle ne connaît même pas son nom, dramatisant l'asymétrie de savoir qui deviendra leur conflit central.

Mère disparue, vœux forcés

Orpheline et arrêtée, elle épouse un mourant

Pendant que Christian est à Moscou, la mère de Gianna perd son long combat contre le cancer la veille d'une visite prévue. Le chagrin anéantit ce qui lui restait de retenue. Elle est de nouveau arrêtée, défoncée et brisée, et Nico, désormais à la tête de la famille, la fait libérer sous caution et lui annonce que la vie de célibataire est terminée : qu'elle choisisse l'un de ses hommes ou il choisira pour elle. Elle opte pour Richard Marino, trois fois son âge et le plus proche de la mort — un mariage de façade uniquement. Christian revient de son voyage en s'attendant à la trouver libre et la découvre de nouveau mariée. Pris au dépourvu, il détruit un laboratoire informatique entier dans un accès de rage. Il demande un transfert à Seattle, espérant que la distance pourra enfin guérir une obsession qu'un thérapeute nommera un jour à voix haute.

Peut contenir des spoilers
Analyse

La mort de la seule personne qui ait jamais appelé Gianna « ma petite étoile » rompt son dernier lien avec la douceur, et le timing — un jour avant les retrouvailles — souligne la cruauté du roman quant à l'amour et la proximité. Son mariage stratégique avec un mourant révèle son calcul de survie : choisir l'option la plus susceptible de la libérer au plus vite. La destruction du laboratoire informatique par Christian — l'outil de son identité professionnelle hyper-contrôlée — extériorise un homme dont l'ordre ne peut contenir le désir. Sa fuite à Seattle présente la distance comme une automédication ratée, ramenant le cadre thérapeutique du présent dans le champ de vision et confirmant que l'obsession est quelque chose que la géographie ne peut traiter.

Le fédéral revient

Trois ans plus tard il revient, et elle repère son accent

Trois ans passent, Gianna piégée dans son mariage avec Richard mourant et Christian exilé à Seattle. Il revient à New York alors qu'une guerre couve entre les familles Russo et Abelli, réapparaissant tandis que des braqueurs masqués dévalisent une pharmacie pendant qu'elle se vernit calmement les ongles au milieu du chaos. Replongé dans la politique familiale, il accepte de servir d'intermédiaire pour Nico et le provoque en poussant Elena, la femme que Nico désire secrètement, dans une piscine. Quand Gianna le raille au sujet de sa mère lors d'une dispute hurlante, il lui saisit la gorge et glisse dans un grondement accentué — et elle réalise que le fédéral américain boutonné est en réalité russe, un secret qu'elle choisit de garder pour elle.

Peut contenir des spoilers
Analyse

Les retrouvailles rejouent leur dynamique avec de nouveaux enjeux : la nonchalance de Gianna dans la pharmacie signale une femme si habituée au danger qu'un braquage à main armée ne peut percer son détachement étudié. L'ingérence de Christian dans la romance de Nico révèle une obsession qui déborde en mesquinerie — un homme qui punit un rival pour avoir un jour touché Gianna. Le glissement accidentel vers le russe est la première fissure du livre dans son identité construite, et sa décision de thésauriser le secret plutôt que de le brandir marque un passage subtil d'adversaire à confidente. Lori utilise la politique du mariage Abelli comme une cocotte-minute, garantissant que l'obsession privée se joue sur fond de menace permanente de bain de sang interfamilial.

Mains nues dans le garage

Il abat une insulte, puis la prend dans sa voiture

Convoquée à une réunion tendue entre les familles en guerre, Gianna débarque en trébuchant dans une robe blanche trempée par la pluie, et un capo des Abelli lance un pari vulgaire sur la facilité avec laquelle il pourrait l'avoir. Sans même tourner la tête, Christian dégaine un pistolet et abat l'homme, expliquant platement qu'il était agaçant. Il la raccompagne, leur haine s'effondrant enfin en une étreinte sexuelle sur la banquette arrière de sa voiture, sans protection et frénétique. Après, elle sombre dans une crise de panique quand le risque s'impose à elle, et il la calme en lui promettant une pilule du lendemain. Il achète la marque générique, en guerre intérieurement avec la part obsessionnelle de lui qui accueillerait une grossesse comme la raison de la garder pour toujours.

Peut contenir des spoilers
Analyse

L'exécution-comme-défense fait monter la possessivité de Christian en spectacle public, et sa justification pince-sans-rire expose un homme pour qui le meurtre est administratif. La consommation, brute et imprévue dans un parking souterrain, balaie la chorégraphie contrôlée de leur rencontre précédente, signalant qu'il ne peut plus gérer son désir. La peur de la grossesse est une mise en place habile — son envie intérieure de la mettre enceinte révélant comment l'obsession se déguise en permanence. La panique de Gianna relie le sexe à sa plus ancienne peur d'être étiquetée comme une putain, tandis que le choix de Christian pour la pilule la moins chère — un acte ambivalent — dramatise l'écart entre la vie qu'il avait planifiée et la femme qu'il ne peut cesser de désirer.

Confession dans le noir

Une coupure de courant exhume une horreur d'enfance

Expulsée par le fils méprisant de Richard, Gianna est relogée par Nico dans l'immeuble de Christian, atterrissant directement en face de son palier comme la chute d'une blague. Ils s'affrontent à coups de tiramisus offerts, de règles de piscine et de confrontations dans l'ascenseur, jusqu'à ce qu'un orage coupe le courant de l'immeuble. La terreur l'engloutit et elle tambourine à la porte de Christian, haletant qu'elle va mourir. Il la porte à l'intérieur, stabilise sa respiration et fait émerger la blessure qu'elle cache depuis des décennies : un ami de la famille l'a agressée sexuellement de huit à douze ans, exploitant sa peur du noir tandis que son père faisait semblant de ne rien savoir. Quand elle tente de l'embrasser dans l'après-coup, il recule, refusant de profiter de la situation, et elle part humiliée et meurtrie.

Peut contenir des spoilers
Analyse

L'artifice du voisinage force une proximité soutenue, le moteur nécessaire à l'intimité entre deux personnes qui ne parlent couramment que le langage de l'esquive. La panne de courant littéralise le traumatisme : l'obscurité n'est pas une métaphore mais la condition exacte de son abus, et sa fuite vers Christian le recadre comme la seule terreur que ses cauchemars craignent. Son refus du baiser — l'inverse de sa prédation antérieure — marque une ligne éthique qui la déroute, puisqu'elle interprète l'attention comme un rejet. Lori expose la tragique incompréhension des blessés, où la vulnérabilité partagée est prise pour de la vulnérabilité exploitée, et où être traité avec douceur semble, pour la personne chroniquement violée, une preuve d'indignité.

Veuve deux fois, marché conclu

Enfin libre, elle accepte du sexe sans avenir

La pneumonie de Richard finit par l'emporter, et Gianna enterre son deuxième mari, puis se rend sur la tombe de Sydney pour s'excuser de l'avoir entraînée dans ce monde. Au cimetière, Christian admet qu'il aurait empêché son mariage forcé trois ans plus tôt s'il avait su. Enfin libre, elle conclut un marché : du sexe temporaire, exclusif, sans avenir, régi par sa règle étrange de ne coucher avec aucune femme plus de trois fois. Elle devient sa seule exception. Pendant ce temps, un mannequin russe, Aleksandra Popova, est présentée comme une alliance matrimoniale arrangée par Ronan, le frère moscovite de Christian, et le père politicien d'Aleksandra, déclenchant des escarmouches jalouses qui trahissent combien plus que du sexe Gianna ressent déjà.

Peut contenir des spoilers
Analyse

Les excuses de Gianna sur la tombe referment la boucle de culpabilité ouverte par la mort de Sydney, suggérant qu'elle a commencé à se pardonner suffisamment pour désirer quelque chose. Le contrat « juste du sexe » est de l'autoprotection classique déguisée en libération : elle fixe des conditions précisément parce qu'elle craint de ne pas pouvoir contrôler son cœur. La règle des trois fois de Christian, enfin expliquée, révèle un évitement de l'intimité encodé en rituel — la quatrième rencontre étant le seuil du sentiment qu'il a passé sa vie à refuser. Aleksandra fonctionne à la fois comme enjeu géopolitique réel et catalyseur de jalousie ; sa froide adéquation met en relief la passion désordonnée de Gianna et force celle-ci à ressentir un attachement que son marché était conçu pour interdire.

Chicago et le loup

La cruauté de son père exhume ses secrets russes

Christian insiste pour escorter Gianna au mariage de sa cousine à Chicago, où son père Saul, qui l'a traitée de putain dès l'enfance, exige qu'elle déménage et se remarie. Quand Saul lui saisit le visage, Christian tire dans le bras du sous-chef et prévient que toucher ce qui est à lui a un prix. Dans l'avion du retour, Gianna lui retire enfin sa chemise et découvre son torse couvert de tatouages de prison russes, apprenant qu'il a été incarcéré pour meurtre à l'adolescence. Puis un terme affectueux familier déverrouille un souvenir enfoui : Christian était l'inconnu qui l'avait portée ivre jusqu'à son lit lors de sa première nuit de noces, l'appelant « ma petite étoile ». Il gravite autour d'elle depuis le tout début.

Peut contenir des spoilers
Analyse

La confrontation avec Saul offre à Gianna l'affrontement qu'elle n'a jamais eu, et la violence mesurée de Christian devient le substitut de la protection que son père lui a refusée, lui permettant enfin de dire son abus à voix haute. L'enseignement du proverbe russe sur le fait de hurler avec les loups cristallise l'éthique de survie du livre. La révélation des tatouages et le souvenir de la nuit de noces recontextualisent l'ensemble du récit : leur rencontre n'a pas eu lieu dans une cellule mais lors de son mariage avec un autre homme, ce qui signifie que son obsession précède la conscience qu'elle a de lui de plusieurs années. Ce recadrage rétroactif transforme l'histoire d'amour en quelque chose de plus proche du destin ou de la prédation, brouillant la frontière entre destinée et traque que l'épilogue nommera.

La proposition refusée

Il avoue son amour ; elle exige tout de lui

Vivant en voisins qui ne dorment jamais séparés, ils glissent dans une intimité domestique : elle cuisine les recettes de sa mère, il lui lave les cheveux chaque soir et distille des fragments de ses années de prison. Un appel à son frère Ronan révèle son stratagème délibéré pour la faire tomber amoureuse avant que son passé ne puisse l'effrayer. Au petit-déjeuner, devant des pancakes, il la demande brusquement en mariage, et elle refuse, refusant de se lier à un homme qui thésaurise son histoire. Il riposte en avouant qu'il l'aime, qu'il ne pourrait pas rester dans un monde sans elle, mais elle tient bon, insistant sur le fait qu'elle ne peut accepter seulement la moitié de lui. Elle sort, et un verre se brise derrière sa porte fermée.

Peut contenir des spoilers
Analyse

Le montage domestique montre deux maniaques du contrôle négociant la coexistence — le désordre de Gianna colonisant l'ordre stérile de Christian, métaphore spatiale d'une invasion émotionnelle qu'il accueille secrètement. L'appel de Ronan confirme que la tendresse de Christian est en partie calculée — une manipulation qu'il refuse de regretter —, ce qui complique rétroactivement chaque geste doux. Le refus de Gianna est l'aboutissement de son arc : la femme perpétuellement impuissante exige une exposition réciproque comme prix de sa reddition. Elle recadre le mariage non comme une possession mais comme une nudité mutuelle, rejetant l'asymétrie qui les définissait depuis la cellule. Le verre brisé, écho de son verre cassé plus tôt, signale que son contrôle échoue enfin face à la seule chose qu'il ne peut gérer : le libre arbitre de Gianna.

Deux traits roses

Sa vérité la plus sombre rencontre sa grossesse cachée

Incapable de supporter l'idée de la perdre, Christian vient à son appartement et met enfin à nu l'horreur qui l'a façonné : une mère héroïnomane qui vendait ses deux fils à ses clients, le premier homme qu'il a tué à sept ans, sa virginité prise à quinze ans par une infirmière de prison, et la nuit où lui et Ronan ont regardé leur mère s'étouffer à mort plutôt que de la sauver. Préparé au dégoût, il s'attend à ce qu'elle recule. Au lieu de cela, Gianna se précipite dans la salle de bain — non par répulsion, mais à cause de nausées matinales. Un test de grossesse confirme ce que leur toute première fois dans la voiture avait commencé. Ils se retrouvent dans le parc où elle nourrit les pigeons, et pour la première fois, tous deux prononcent les mots à voix haute.

Peut contenir des spoilers
Analyse

La confession complète démantèle la dernière défense de Christian — le passé qu'il brandissait comme preuve de son caractère inaimable. La nausée de Gianna, qu'il prend pour de l'horreur, devient l'ironie finale du livre : son corps répondait à une tout autre question. En refusant de broncher devant sa monstruosité, elle accomplit la réciprocité qu'elle avait exigée — accueillant le pire de lui avec acceptation plutôt qu'avec le dégoût qu'il attendait de tous. La grossesse, semée lors de leur premier rapport non protégé, convertit l'obsession en famille — une transformation que le roman présente non comme une rédemption mais comme une reconnaissance. Deux survivants de violences infantiles choisissent de construire la sécurité qu'aucun des deux n'a reçue, pleinement conscients que leur amour est aussi une folie à deux.

Épilogue

Un an plus tard, Christian retourne au cabinet de Sasha, marié depuis trois cent quatre-vingt-cinq jours à Gianna et père de leur fille colériques, Kat. Il fait rouler entre ses doigts un terne quarter de 1955, la seule chose qu'il possédait enfant maltraité à Moscou — la pièce qu'il a volée et qui l'a porté jusqu'en Amérique, jusqu'à une femme et un enfant qu'il croit ne pas mériter. Il médite sur le destin contre le choix, puis pose le quarter sur la table de Sasha et le laisse là. Il lui dit qu'il a volé le destin de quelqu'un d'autre et n'a aucune intention de le rendre. Si quelqu'un vient le réclamer, il l'invite à essayer.

Peut contenir des spoilers
Analyse

La séance finale convertit la pathologie en paix sans prétendre que l'homme a changé. Christian compte toujours les jours de manière obsessionnelle, surveille toujours sa famille, cadre toujours l'amour comme un vol plutôt qu'un don. Le quarter abandonné — sa seule possession d'enfance et talisman de survie — signale qu'il n'a plus besoin d'un objet pour s'ancrer parce qu'il a des êtres humains à la place. Sa revendication d'avoir volé le destin de quelqu'un recadre toute la romance comme une prédation rendue tendre — un aveu que sa dévotion et sa menace sont la même pulsion. Le livre refuse un arc de rédemption, insistant plutôt sur le fait qu'un homme abîmé peut être à la fois dangereux et un père aimant, et que Gianna a choisi cela en connaissance de cause.

Analyse

The Maddest Obsession interroge la fantaisie la plus dangereuse du genre romanesque : qu'être désiré absolument équivaut à être aimé. Lori construit Gianna et Christian comme des survivants en miroir de violences infantiles — elle agressée sexuellement et manipulée par un père qui la traitait de moins que rien, lui prostitué par une mère toxicomane — et met en scène leur union comme celle de deux êtres traumatisés découvrant que l'armure qui les a maintenus en vie — l'insouciance téméraire de Gianna et le contrôle glacial de Christian — devient insupportable dans l'intimité. La structure passé-présent scindée dramatise la façon dont l'obsession métastase lentement : la fixation de Christian, longue de plusieurs années, est rendue à la fois comme dévotion et surveillance, incluant une surveillance illégale dont il refuse de s'excuser. Le livre est honnête quant à sa propre noirceur. Christian tue avec désinvolture, orchestre leur relation par calcul et cadre l'amour comme une possession. Lori n'aseptise rien ; elle le nomme à travers Sasha, la thérapeute qui diagnostique la sociopathie puis concède que l'amour lui-même est une forme de folie. Les motifs récurrents — le chiffre trois, la survivante enchaînée Andromède, la peur du noir, le quarter volé — forment une grammaire symbolique de l'ordre imposé au chaos. Ce qui élève le matériau, c'est sa psychologie de la réciprocité. La question répétée de Gianna — « pourquoi tu m'embrasses ? » — devient la colonne vertébrale émotionnelle, puisque le baiser est le seul acte que Christian refuse à toutes les autres, son unique don non contaminé. Son insistance à connaître tout de lui — refusant sa demande en mariage tant qu'il ne livre pas son histoire — recadre la dynamique : elle exige une égalité d'exposition d'un homme qui fait de l'information une arme. La conclusion est délibérément inconfortable. La guérison ici n'est pas rédemption mais reconnaissance : deux personnes voient le pire de l'autre et refusent de broncher. Que cela constitue de l'amour ou un délire partagé est la question que Lori laisse provocativement ouverte, incarnée par un mari qui appelle sa famille un destin qu'il a volé et défie le monde de venir le reprendre.

Dernière mise à jour:

Report Issue

Résumé des avis

4.24 sur 5
Moyenne de 200 000+ évaluations de Goodreads et Amazon.

The Maddest Obsession reçoit des critiques massivement positives, les lecteurs saluant la chimie intense entre les protagonistes Christian et Gianna. Les fans soulignent les joutes verbales pleines d'esprit, la romance torride et le développement complexe des personnages. Beaucoup le considèrent supérieur au premier tome de la série. Les critiques apprécient particulièrement la dévotion obsessionnelle de Christian envers Gianna et la personnalité forte et impertinente de cette dernière. Certains notent des problèmes mineurs de rythme ou d'intrigue, mais dans l'ensemble, les lecteurs trouvent le livre addictif et émotionnellement résonnant, le relisant souvent plusieurs fois.

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Personnages

Gianna

Épouse-trophée en cage de la mafia

Mariée jeune au sein de la Cosa Nostra, Gianna dissimule une vie entière de blessures sous des robes de créateurs, un esprit acéré et un hédonisme téméraire. Une enfance marquée par la cruauté paternelle et des abus secrets l'a laissée terrifiée par l'obscurité et convaincue d'être impossible à aimer, une croyance qu'elle anesthésie avec la cocaïne, les fêtes et les aventures sans lendemain. Elle a besoin de contact et d'affection comme d'oxygène, mais recule devant tout engagement sincère, ayant appris que l'amour coûte plus qu'il ne rapporte. Généreuse envers les inconnus, loyale sous ses airs désinvoltes et discrètement créative, elle coud ses propres vêtements et cuisine les recettes de sa mère. Son réflexe dominant est l'esquive : elle répond à la douleur par des plaisanteries et à l'intimité par la performance. Son arc narratif retrace le parcours d'une fille effrayée qui apprend à hurler face à ses démons et à exiger d'être pleinement connue.

Christian Allister

Agent du FBI glacial et obsessionnel

Agent du Bureau d'une beauté froide qui sert secrètement le monde criminel, Christian régit sa vie par des rituels d'ordre, le chiffre trois, des espaces immaculés et une abnégation rigide. Derrière la façade américaine irréprochable se cache un homme forgé par des horreurs d'enfance indicibles, avec un passé intime qu'il garde comme un coffre-fort. Il utilise son physique comme une arme pour manipuler et intimider, prétend ne rien ressentir et tue sans hésitation lorsqu'il est agacé ou provoqué. Pourtant, sa fixation sur Gianna le consume depuis des années, le seul désordre qu'il ne parvient pas à classer. Brillant avec la technologie et fluide dans la violence, il cache une capacité affamée de tendresse qui s'exprime par de petits gestes possessifs d'attention. Il conçoit l'amour comme une possession, terrifié à l'idée qu'être véritablement vu le rende repoussant.

Nico (Ace) Russo

Héritier devenu don impitoyable

Fils adulte d'Antonio et plus vieil ami de Gianna, Nico possède la même prestance imposante que son père mais un esprit stratégique plus froid. Lié à Gianna depuis l'enfance, il la protège avec une exaspération bourrue tout en dirigeant la famille d'une main calculatrice. Il devient le don dont les décisions façonnent le destin de Gianna, la protégeant et la contraignant tour à tour. Capable d'un pragmatisme brutal, il nourrit aussi un attachement féroce et vulnérable envers la femme qu'il aime secrètement.

Antonio Russo

Don vieillissant et dominateur

Premier mari de Gianna, de plusieurs décennies son aîné, l'un des hommes les plus redoutés du pays. Charismatique et chaleureux quand cela l'arrange, tel un soleil dont tout le monde convoite l'attention, il est aussi un adultère en série et un homme violent qui traite sa femme comme un bien à garder plutôt qu'à aimer. Catholique dévot et impitoyablement puissant, il incarne la cage dorée du mariage de Gianna.

Sydney

Meilleure amie, rivale secrète

Phlébotomiste poursuivant des études d'infirmière, Sydney a été la première véritable amie de Gianna, la personne qui la connaissait le plus intimement. Leur lien s'est brisé lorsque Sydney s'est retrouvée impliquée avec Antonio, une trahison que Gianna ne parvient pas à pardonner même si elle la prend en pitié. Au cœur bon et tourmentée par la culpabilité, Sydney est défaite par un amour auquel elle ne peut résister.

Saul

Père violent de Gianna

Boss de la mafia de Chicago et père de Gianna, Saul l'a marquée du sceau de l'indignité et de la putain dès l'enfance, prétendant qu'elle était le fruit d'une liaison de sa femme. Obsédé par sa défunte épouse, oppressif et cruel, il traite sa fille comme une propriété due à la famille. Son exigence menaçante qu'elle revienne et se remarie représente la prison originelle qu'elle a passé sa vie à fuir.

Vincent Monroe

Hôtelier prétendant épris

Riche et doux magnat de l'hôtellerie qui adore sincèrement Gianna et rêve de l'épouser, Vincent représente la vie sûre et conventionnelle qu'elle ne pourra jamais avoir. Toujours courtois, il pose sa veste sur ses épaules et lui offre le monde, mais manque de la trempe et de la noirceur que son univers exige. Son amour est réel mais fragile, facilement intimidé par les menaces qui l'entourent.

Valentina

Confidente loyale et commère

Amie pétillante et mariée de Gianna, experte en mode, potins et automédication, Valentina est la caisse de résonance des sentiments embrouillés de Gianna envers Christian. Piégée dans son propre mariage sans amour et courant discrètement après les aventures, elle apporte du comique et des observations acérées, nourrissant Gianna de nouvelles people et pariant sur la romance qu'elle voit clairement avant Gianna elle-même.

Aleksandra Popova

Mannequin russe, appât d'alliance

Mannequin russe posée et magnifique, fille d'un politicien puissant, Aleksandra est offerte à Christian comme sceau d'une alliance stratégique. Froide, calculatrice et traditionnellement convenable, elle incarne tout ce que Gianna n'est pas, distinguée et maîtrisée, et considère Christian comme une étape dans son propre plan. Elle devient le principal catalyseur de la jalousie de Gianna.

Sasha Taylor

Psychologue inquisitrice du Bureau

Évaluatrice élégante diplômée de Yale chargée d'évaluer l'aptitude de Christian, Sasha est intelligente, curieuse et de plus en plus absorbée par sa psyché comme un puzzle qu'elle ne peut laisser irrésolu. Ses séances encadrent le roman, faisant émerger ses compulsions et nommant l'obsession qu'il refuse d'admettre. Elle fonctionne comme le relais analytique du lecteur et la voix qui diagnostique l'amour lui-même.

Ronan

Frère moscovite de Christian

Frère cadet de Christian et seule personne partageant ses origines, Ronan dirige son propre empire de la Bratva à Moscou avec une brutalité plus directe. Amusé et complice, il aide les manœuvres de Christian et partage la même mère monstrueuse.

Richard Marino

Second mari âgé

L'homme disponible le plus âgé de la famille, trois fois l'âge de Gianna, qu'elle choisit précisément parce qu'il ne représente aucune menace et peu de permanence. Leur union n'est un mariage que de nom, un abri stratégique plutôt qu'une relation.

Magdalena

Gouvernante excentrique et directe

Gouvernante sexagénaire de Gianna, qui insiste sur le fait qu'elle n'est pas une bonne, la réveille en l'aspergeant d'eau froide et dispense des conseils non sollicités en espagnol. Crue, loyale et étrangement la présence la plus normale dans la vie chaotique de Gianna.

Elena Abelli

Épouse convoitée de la famille rivale

Douce et protégée fille des Abelli, prise dans les jeux de mariage entre les familles en guerre et objet du désir intense de Nico. Gentille et non endurcie par cette vie, elle devient l'amie de Gianna et un contrepoint tendre à la violence qui les entoure.

La mère de Gianna

Mère bien-aimée mourante

Mère douce et malade de Gianna, confinée dans un hospice de Chicago, qui a appris à sa jeune fille à danser au rythme de son propre cœur. La seule personne à avoir véritablement aimé Gianna, son souvenir ancre la soif de chaleur de sa fille.

Procédés narratifs

Cadre thérapeutique

Exhume la psyché cachée

Le roman s'ouvre et se clôt dans le bureau de Sasha Taylor, psychologue chargée d'évaluer Christian. Ces séances, détachées de la chronologie principale, permettent à Christian de narrer ses compulsions et son obsession en fragments confessionnels tout en retenant le nom et les détails que les chapitres passés et présents fournissent progressivement. Le cadre crée une ironie dramatique : le lecteur pressent l'objet de l'obsession bien avant que Christian ne l'admette, et transforme l'histoire d'amour tout entière en dossier clinique. Les questions cliniques de Sasha extériorisent ce que Christian ne peut dire à Gianna, et son diagnostic final, selon lequel l'amour est lui-même une forme de folie, fournit le titre et la thèse du livre. La séance de clôture mesure jusqu'où l'obsession l'a mené.

Le chiffre trois

Signale le contrôle et l'évitement

Les compulsions obsessionnelles de Christian gravitent autour du chiffre trois : il tapote par séries de trois, tourne sa montre trois fois et, fait notoire, ne couche avec aucune femme plus de trois fois. Cet ordre rituel est à la fois caractérisation et moteur narratif. La règle des trois fois matérialise son évitement de l'intimité, puisqu'une quatrième rencontre impliquerait des sentiments qu'il refuse de s'autoriser. Lorsque Gianna devient l'unique exception qui franchit ce seuil, le schéma brisé mesure la profondeur de sa chute. Sasha suit ce tic au fil de ses séances, l'utilisant pour percer sa psychologie. Le motif transforme un symptôme clinique en baromètre émotionnel, retraçant la perte de la maîtrise de soi que Christian chérit par-dessus tout, à mesure que Gianna démantèle sa savante arithmétique.

Moya zvezdochka

Implante une première rencontre secrète

Le terme d'affection russe de Christian, signifiant ma petite étoile, revient dans des moments chargés bien avant que son poids ne soit compris. L'expression est le fil qui, une fois enfin reconnu, révèle qu'il était l'inconnu sans nom qui a porté une Gianna ivre et en larmes jusqu'à son lit lors de sa première nuit de noces, des années avant leur supposée première rencontre dans la cellule de prison. Cette révélation rétroactive recadre sa fixation comme antérieure à la conscience même de Gianna, brouillant la frontière entre destin et traque. Le terme d'affection fonctionne aussi comme son langage d'affection non contaminé, ne faisant surface que lorsque sa garde tombe. Lori le sème avec soin pour que son décodage final détone avec un impact maximal, reconfigurant toute la chronologie et exposant depuis combien de temps l'obsession gouverne silencieusement sa vie.

La constellation d'Andromède

Reflète l'endurance de l'héroïne

Lors de la crise de panique de Gianna sur la terrasse, Christian lui enseigne l'étoile d'automne Andromède, la déesse enchaînée à un rocher et sacrifiée pour sa beauté qui survit néanmoins, son nom signifiant celle qui gouverne les hommes. Le mythe devient l'image codée que Gianna a d'elle-même : une femme enchaînée et maltraitée qui endure et finit par commander. La constellation revient comme un repère vers lequel elle se tourne quand elle a besoin de force, et Christian finit par la faire tatouer sur ses côtes, marquant à quel point elle l'a marqué. Le procédé convertit l'astronomie en mythologie intime de survie, reliant sa tendresse inattendue à la lente reconquête d'autonomie de Gianna et fournissant un symbole récurrent qui voyage du ciel à la peau.

Le quarter volé

Incarne le destin et la survie

Un terne quarter américain de 1955 est la seule chose que Christian possédait en tant qu'enfant brutalisé à Moscou, un objet que les clients de sa mère manipulaient et jetaient. Il l'a volé, et la pièce est devenue son talisman d'évasion, le symbole qui l'a porté jusqu'en Amérique. Dans le cadre final, il réfléchit au fait que la pièce représente le destin, puis la pose et s'en va, déclarant qu'il a volé le destin de quelqu'un d'autre, c'est-à-dire Gianna et leur fille, et qu'il ne le rendra pas. Le quarter cristallise le refus du roman d'offrir une rédemption bien rangée : Christian recadre sa famille durement acquise comme quelque chose de pris plutôt que de mérité, et sa volonté d'abandonner la pièce signale qu'il a enfin des personnes pour l'ancrer à leur place.

À propos de l'auteur

Danielle Lori est une autrice basée dans l'Iowa, connue pour ses héros moralement ambigus et ses romances électriques de la haine à l'amour. Ses romans mêlent romance, fantasy et éléments contemporains, mettant en scène des héroïnes impertinentes et des protagonistes discutables. Le processus d'écriture de Lori implique du café, des romances à l'eau de rose et des comédies romantiques des années 1990. Elle vit avec son mari, son fils et plusieurs chiens. Ses prochaines parutions incluent « My Dear Husband », « The Vintage Club » et « The Purest Addiction » (Made n°4). Lori interagit avec son public via diverses plateformes de réseaux sociaux et son site web, proposant une newsletter pour que ses fans restent informés de ses travaux.

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