Points clés
1. Le désir féminin : plus animal et omnivore qu’on ne le croit
Contempler les données recueillies par le pléthysmographe, c’était faire face à une vision d’excitation anarchique.
L’excitation cachée. Les recherches pionnières de la psychologue Meredith Chivers, utilisant un pléthysmographe mesurant le flux sanguin vaginal, ont révélé l’excitation physiologique des femmes. Ses études ont montré que les femmes, quelle que soit leur orientation sexuelle déclarée, manifestaient une excitation génitale importante face à une large palette de stimuli, incluant du porno hétérosexuel, lesbien, gay masculin, voire des scènes de bonobos. Cette « excitation anarchique » contredisait la croyance commune selon laquelle le désir féminin serait étroitement ciblé.
Au-delà des catégories. Contrairement aux hommes, dont l’excitation physiologique est « spécifique à une catégorie » (les hommes hétérosexuels excités par les femmes, les hommes gays par les hommes), le corps des femmes répondait sans discrimination. Cela suggère une réactivité sexuelle plus primitive, moins sélective, à un niveau biologique. Ces résultats remettent en question l’idée que le désir féminin serait naturellement réservé ou lié uniquement à certains types de partenaires.
Vérités primordiales. Le travail de Chivers visait à éliminer les influences culturelles pour appréhender le « moi primal et essentiel » des femmes. Le pléthysmographe offrait un aperçu de ces vérités sexuelles fondamentales, indiquant que le désir féminin est une force sous-estimée et bridée, bien plus vaste et « animale » que ne le laissent penser les normes sociales.
2. Le décalage corps-esprit : l’excitation féminine souvent dissimulée au grand jour
L’esprit nie le corps.
Subjectif versus objectif. Les expériences de Chivers ont révélé un décalage saisissant entre l’excitation physiologique des femmes (mesurée par le pléthysmographe) et leurs sensations subjectives rapportées (notes sur un clavier). Alors que leurs organes génitaux montraient des réponses fortes et non discriminantes à divers extraits pornographiques, les femmes déclaraient souvent une indifférence ou une moindre excitation, notamment face à des scènes gays masculines ou de bonobos. Ce « décalage corps-esprit » n’était pas observé chez les hommes, dont les déclarations concordaient généralement avec leurs réponses physiologiques.
Influence sociétale. Cette dissonance suggère que les femmes peuvent consciemment minimiser ou inconsciemment refouler leur véritable excitation sous la pression sociale. L’étude de la psychologue Terri Fisher, dite du « faux polygraphe », a renforcé cette idée : les femmes déclaraient un nombre bien plus élevé de partenaires sexuels et de masturbations lorsqu’elles croyaient que leurs réponses étaient vérifiées, témoignant d’un fort désir de se conformer aux normes de modestie perçues.
Architecture cachée. L’« architecture cachée » inhérente aux organes génitaux féminins, comparée à la visibilité évidente de l’érection masculine, pourrait contribuer à ce décalage, rendant les femmes moins conscientes de leurs sensations physiques. Ce phénomène résulte à la fois de prédispositions génétiques et d’un conditionnement culturel, où les filles apprennent à maintenir une distance psychique avec leur corps.
3. Les chaînes sociales : la culture réprime et transforme le désir féminin
Être un être humain sexuel, autorisé à l’être, est une liberté accordée bien plus facilement aux hommes qu’aux femmes.
Répression historique. Au fil de l’histoire, le désir féminin a été à la fois célébré et redouté, conduisant souvent à sa répression. De la représentation d’Ève comme « porte du diable » à la négation farouche de la sexualité féminine à l’époque victorienne, les récits culturels ont constamment cherché à contrôler et diminuer l’agence érotique des femmes. Ce contexte historique façonne encore les attitudes contemporaines, où la luxure féminine demeure suspecte.
Contraintes modernes. Même en des temps apparemment libérés sexuellement, la pensée victorienne persiste, subtile mais essentielle. Les mouvements évangéliques prônant la pureté, la protection sexuelle laïque des filles, et les théories d’une psychologie évolutionniste largement acceptées mais peu étayées contribuent à un environnement culturel encourageant la modestie et la retenue féminines. Cela crée une « sexophobie » intériorisée jusque par les chercheurs.
Le facteur « Beurk ». Meredith Chivers se souvient d’un moment marquant en cours universitaire où des femmes réagissaient avec dégoût (« Beurk ! ») à un gros plan sur une vulve, mais pas à un pénis. Cette réaction viscérale, note-t-elle, exprime une longue histoire d’« interdits et de perspectives restrictives sur la sexualité féminine ». L’existence même de ces barrières omniprésentes témoigne, selon elle, de la puissance immense du désir féminin sous-jacent.
4. La « fable sexuelle » : le récit trompeur de la psychologie évolutionniste sur les femmes
Les éclairages sexuels de la psychologie évolutionniste peuvent parfois sembler n’être qu’une fable conservatrice, conservatrice peut-être involontairement mais néanmoins préservatrice dans l’esprit, protectrice d’un statu quo sexuel.
Théorie de l’investissement parental. La psychologie évolutionniste dominante, notamment la « théorie de l’investissement parental » de David Buss, postule que les hommes sont programmés pour rechercher de multiples partenaires (grâce à un sperme illimité) tandis que les femmes seraient sélectives (en raison d’ovules limités et d’un investissement reproductif élevé). Cette théorie, largement intégrée dans la sagesse populaire, suggère que la libido masculine débridée et la modestie féminine sont génétiquement codées et universelles.
Fondement fragile. Cette théorie repose sur des bases précaires, car elle minimise l’impact profond de l’apprentissage social et du conditionnement culturel. La célébration mondiale de la promiscuité masculine et de la modestie féminine pourrait refléter des cultures dominées par les hommes et une peur historique de la sexualité féminine, plutôt que des vérités biologiques immuables. La théorie sert à préserver un « statu quo sexuel » en qualifiant les différences observées de « naturelles ».
Science trompeuse. Les ouvrages de psychologie populaire utilisent souvent des IRMf pour « prouver » ces théories évolutionnistes, prétendant montrer des différences innées comme le « cerveau féminin » « conçu pour la connexion » et le « cerveau masculin » pour les « frénésies ». Pourtant, les neuroscientifiques confirment que la technologie IRMf n’est pas assez précise pour cartographier une neurologie émotionnelle aussi complexe, et que l’expérience modifie constamment les systèmes neurologiques, rendant les affirmations définitives sur les différences innées entre sexes prématurées et souvent trompeuses.
5. Nouveauté et dominance : le comportement des primates révèle des désirs féminins méconnus
Les femelles de macaques rhésus sont très xénophobes envers les autres femelles... Mais envers les mâles, elles manifestent une préférence pour la nouveauté.
Femmes initiatrices. Les décennies de recherches de la primatologue Kim Wallen sur les macaques rhésus ont montré que les femelles sont les principales initiatrices sexuelles, poursuivant agressivement les mâles et manifestant un fort « biais pour la nouveauté » dans le choix des partenaires. Cela contredit les vues scientifiques antérieures qui dépeignaient les femelles comme passives, une erreur attribuée par Wallen aux préjugés des scientifiques masculins et à leurs observations en cages trop petites.
Rats guidées par le plaisir. Les travaux du neuroscientifique Jim Pfaus sur les rats, s’appuyant sur les découvertes de Martha McClintock, ont démontré un désir féminin actif. Les femelles sollicitent le sexe par des comportements spécifiques (sauts, mouvements rapides) et contrôlent le rythme des accouplements pour prolonger le plaisir et augmenter les chances de conception. Les expériences ont montré que les femelles choisissaient une chambre éclairée et dangereuse si elle était associée à un sexe satisfaisant, témoignant d’un puissant désir de gratification immédiate.
Importance du clitoris. La « diminution volontaire » historique du clitoris dans les études anatomiques, malgré sa structure interne étendue (cartographiée par Helen O’Connell), reflète un biais scientifique plus large à ne pas reconnaître la profondeur du plaisir féminin. Les comportements actifs et hédonistes des femelles primates et rongeurs, conjugués à la réalité anatomique du clitoris, suggèrent que le désir féminin est bien plus puissant et avide de nouveauté qu’on ne le suppose communément chez l’humain.
6. Le noyau narcissique : le désir des femmes d’être désirées
Être désirée était au cœur du désir féminin.
L’attrait d’être convoitée. La psychologue Marta Meana soutient que le narcissisme, au sens descriptif et non péjoratif, est au centre de la psyché sexuelle féminine. Les femmes sont érotiquement excitées par le sentiment d’être intensément désirées, s’imaginant souvent leur corps comme l’objet d’un désir masculin débordant. Cela se manifeste dans leurs mouvements oculaires, qui se portent autant sur les visages masculins (expressions du désir) que sur les corps féminins (chair désirée).
La distance alimente la luxure. Meana affirme que la luxure requiert une certaine distance, non la proximité. L’idéal romantique populaire de « fusion » avec un partenaire ou d’être « complétée » par lui peut étouffer l’éros, car il supprime la séparation nécessaire à l’élan du désir. Pour les femmes, la flamme d’être désirée peut s’éteindre dans les relations longues, car le partenaire ne fait plus un « choix » motivé par un besoin incontrôlable.
Le fantasme de la ruelle. La scène controversée de Meana, où une femme est « ravie » par un homme submergé par le désir, symbolise cette luxure féminine ultime. Sans cautionner la violence réelle, ce fantasme souligne le désir d’être tellement désirée de manière unique et incontrôlable que l’agresseur transgresse toutes les règles. Ce fantasme de « soumission », souvent enraciné dans une volonté d’échapper à la culpabilité ou aux contraintes sociales, offre paradoxalement un sentiment de contrôle par le fait d’être totalement désirée.
7. Le paradoxe de la monogamie : un défi, non une évidence naturelle, pour la libido féminine
L’idée que la monogamie sert la sexualité naturelle des femmes n’est peut-être pas exacte.
Désir en déclin. Nombre d’experts, dont la psychologue Lori Brotto et la primatologue Kim Wallen, suggèrent que la monogamie agit comme une « cage culturelle » pour la libido féminine. Les recherches indiquent que le désir des femmes tend à s’étioler plus rapidement que celui des hommes dans les relations engagées, conduisant souvent à un « trouble du désir sexuel hypoactif » (TDSH), que Brotto qualifie d’« anomalie normale » dans les couples de longue durée.
Ennui et familiarité. Le problème vient souvent de l’ennui et de la perte de nouveauté, plutôt que de troubles hormonaux ou relationnels. Si l’intimité est valorisée, elle ne déclenche ni ne soutient de manière fiable la luxure. Le sentiment d’être « piégée » ou de ne plus être choisie de façon unique par un partenaire peut diminuer le besoin narcissique d’être désirée, essentiel à l’excitation féminine.
Arguments évolutionnistes contraires. Les travaux de la primatologue Sarah Blaffer Hrdy sur la promiscuité féminine chez d’autres espèces (par exemple, les singes masquant la paternité, les scorpions cherchant de nouveaux partenaires) suggèrent une prédisposition évolutive contre la monogamie stricte chez les femelles. Elle avance que l’orgasme féminin, souvent nécessitant une stimulation prolongée, aurait évolué pour encourager un comportement « libertin », assurant une diversité de spermes et de meilleurs résultats reproductifs, remettant en cause l’idée d’une monogamie naturelle chez les femmes.
8. L’énigme de l’orgasme : au-delà du clitoris, un paysage complexe et débattu
La grande question jamais résolue… est : que veut une femme ?
L’héritage freudien. Sigmund Freud affirmait de manière controversée que les orgasmes « mûrs » des femmes étaient vaginaux, rejetant la stimulation clitoridienne comme « immature ». Cela a conduit des décennies de femmes à s’entraîner à atteindre l’orgasme vaginal et des chercheurs comme Marie Bonaparte à tenter des modifications chirurgicales pour atteindre ce but insaisissable. Ce biais historique a profondément influencé la compréhension du plaisir féminin.
Le débat sur le point G. La découverte et la popularisation du point G par Beverly Whipple dans les années 1980 ont déclenché un vif débat, proposant une zone vaginale interne capable d’orgasmes extraordinaires. Malgré la controverse persistante et des études comme celle sur des jumeaux (suggérant qu’il ne s’agit pas d’une entité anatomique distincte), les recherches de Komisaruk et Whipple sur des femmes paraplégiques (qui éprouvent des orgasmes vaginaux malgré des lésions de la moelle épinière) suggèrent que des voies nerveuses distinctes (hypogastrique et vague) contournent la moelle, menant à des sensations internes « plus profondes ».
Multiples voies. La science moderne reconnaît désormais que l’orgasme féminin peut provenir de diverses sources, incluant le clitoris externe, la stimulation vaginale (impliquant potentiellement des extensions clitoridiennes ou la muqueuse urétrale), voire le col de l’utérus. La complexité de ces « quatre orgasmes » souligne la mécanique complexe et encore largement mystérieuse du plaisir féminin, défiant les explications simplistes ou uniques.
9. La quête de l’aphrodisiaque : la science aux prises avec la chimie insaisissable du désir
Il existe un biais, un biais contre — une peur de créer la femme sexuellement agressive. Il y a cette idée d’un effondrement sociétal.
La course au « Viagra féminin ». Les laboratoires pharmaceutiques ont investi des milliards pour développer un « Viagra féminin », visant à guérir le problème répandu du déclin du désir féminin, surtout dans les relations longues. Pourtant, des médicaments comme Intrinsa, Libigel (à base de testostérone), Flibanserin et Bremelanotide ont largement échoué à obtenir l’approbation de la FDA en raison d’une efficacité inconstante, d’effets secondaires ou d’un effet placebo tout aussi puissant.
Confusion hormonale. La science de la biochimie sexuelle féminine reste imprécise. Le rôle de la testostérone, par exemple, est déroutant : son ajout n’augmente pas systématiquement le désir, et sa diminution (par exemple via la pilule contraceptive) ne le réduit pas toujours. Cette « confusion » souligne que le désir échappe souvent aux explications physiologiques simples, suggérant une interaction complexe avec des facteurs psychologiques et sociaux.
Peur de la luxure féminine. Au-delà des obstacles scientifiques, un « biais » important et une « peur de créer la femme sexuellement agressive » ont influencé le développement des médicaments et leur examen par la FDA. Les laboratoires craignaient que leurs aphrodisiaques soient « trop efficaces », provoquant un « effondrement sociétal » si les femmes devenaient « nymphomanes ». Cette anxiété culturelle sous-jacente face au désir féminin débridé impacte même la recherche de son amélioration chimique.
10. Le pouvoir du fantasme : libérer la luxure latente et reprogrammer le cerveau
Cinquante nuances active toute la soupe neurochimique du désir.
Le fantasme comme carburant. Pour de nombreuses femmes, le fantasme est un outil crucial pour accéder et intensifier le désir, surtout lorsque l’excitation physique est lointaine ou dans les relations longues. Qu’il s’agisse d’imaginer une « approche maraudeuse », une rencontre avec une célébrité ou des scénarios explicites issus de la « porno-maman » comme Cinquante nuances de Grey, ces paysages mentaux peuvent enflammer puissamment la luxure.
Activation neurochimique. Le neuroscientifique Jim Pfaus explique que ces fantasmes activent la « soupe neurochimique du désir » du cerveau, en particulier la dopamine, principal vecteur du désir. Cette stimulation mentale peut entraîner excitation physiologique et orgasme, même en l’absence de contact physique, comme le démontrent les femmes capables de « s’auto-conduire à l’orgasme » par la pensée.
Arborisation dendritique. Une pratique régulière du fantasme peut conduire à une « arborisation dendritique », où les réseaux neuronaux du désir deviennent plus denses, plus sensibles et plus facilement activables. Cela suggère qu’entretenir activement pensées et fantasmes érotiques peut, avec le temps, reprogrammer le cerveau, augmentant potentiellement la réceptivité globale et rendant les femmes « au moins un peu plus enthousiastes » envers leurs partenaires, même si la réalité est moins excitante.
Résumé des avis
Que veulent les femmes ? examine la sexualité féminine à travers des recherches scientifiques et des récits personnels. Les critiques ont jugé l’ouvrage stimulant, bien que perfectible, saluant sa remise en question des idées reçues sur le désir féminin tout en déplorant une organisation parfois confuse et un style d’écriture inégal. Nombreux sont ceux qui ont apprécié les éclairages apportés sur des thèmes tels que la monogamie, l’excitation ou les fantasmes, même si certains ont regretté l’absence de réponses nettes. Dans l’ensemble, ce livre constitue une introduction accessible à un sujet complexe, bien que les avis divergent quant à son efficacité et à ses conclusions.
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FAQ
What is "What Do Women Want? Adventures in the Science of Female Desire" by Daniel Bergner about?
- Exploration of Female Desire: The book investigates the nature, complexity, and science of female sexual desire, challenging long-held cultural and scientific assumptions.
- Scientific and Personal Stories: Bergner weaves together cutting-edge research from sexologists, psychologists, and neuroscientists with candid stories from women about their erotic lives.
- Debunking Myths: It questions the prevailing belief that women are naturally less libidinous, more monogamous, and more emotionally driven in their sexuality than men.
- Societal and Biological Influences: The book examines how culture, biology, and psychology interact to shape women’s sexual experiences and identities.
Why should I read "What Do Women Want?" by Daniel Bergner?
- Challenging Stereotypes: The book offers a provocative re-examination of female sexuality, debunking myths that have shaped societal expectations for centuries.
- Scientific Insights: Readers gain access to the latest research and experiments in sexology, including studies on arousal, fantasy, and the biology of desire.
- Personal Narratives: The inclusion of real women's stories provides a nuanced, relatable, and often surprising look at the diversity of female erotic experience.
- Cultural Relevance: The book addresses contemporary issues such as monogamy, sexual dissatisfaction, and the search for a "female Viagra," making it relevant for anyone interested in relationships, gender, or sexuality.
What are the key takeaways from "What Do Women Want?" by Daniel Bergner?
- Female Desire is Powerful: Women's sexual desire is often underestimated and is inherently strong, varied, and sometimes anarchic.
- Mind-Body Disconnect: There is a notable discord between women’s physiological arousal and their conscious self-reports of desire, influenced by both biology and social conditioning.
- Monogamy and Desire: The assumption that women are naturally suited for monogamy is largely a cultural construct, not a biological fact.
- Role of Fantasy and Narcissism: Female sexual fantasy is diverse and often involves themes of submission, power, and being desired, challenging simplistic views of what women want.
- Science is Still Evolving: Much about female sexuality remains unknown, and the field is hampered by cultural taboos and underfunding.
How does Daniel Bergner challenge traditional views of female sexuality in "What Do Women Want?"?
- Questioning Evolutionary Psychology: Bergner critiques the evolutionary psychology narrative that women are inherently less sexual and more relationship-oriented than men.
- Highlighting Animal Studies: He presents research on monkeys and rats showing that female animals are often the sexual initiators, contradicting assumptions about passivity.
- Exposing Cultural Conditioning: The book details how societal expectations and shame suppress women’s acknowledgment and expression of their desires.
- Presenting Scientific Evidence: Through plethysmograph studies and other experiments, Bergner shows that women’s bodies often respond to a wider range of sexual stimuli than they consciously admit.
What scientific methods and experiments are discussed in "What Do Women Want?" by Daniel Bergner?
- Plethysmograph Studies: Meredith Chivers’ use of vaginal plethysmographs to measure physiological arousal in response to various sexual stimuli, revealing a broad range of female arousal.
- Eye-Tracking and Self-Report: Marta Meana’s eye-tracking studies and subjective arousal ratings to explore what women focus on and how they interpret their own desire.
- Animal Research: Kim Wallen’s and Jim Pfaus’s studies on monkeys and rats to understand the biological roots of female desire and sexual behavior.
- Pharmaceutical Trials: Coverage of clinical trials for drugs like Lybrido, Lybridos, and Flibanserin, aimed at enhancing female libido and addressing sexual dysfunction.
How does "What Do Women Want?" by Daniel Bergner address the topic of monogamy and female desire?
- Monogamy as a Cultural Ideal: The book argues that monogamy is more a societal expectation than a biological imperative for women.
- Desire Decline in Long-Term Relationships: Research and personal stories illustrate that women’s sexual desire often wanes more quickly than men’s in monogamous relationships.
- Therapeutic Approaches: Sex therapists and researchers discuss strategies like mindfulness, scheduled sex, and self-affirmation to address desire loss, but acknowledge limited success.
- Evolutionary and Animal Evidence: Studies of primates and other animals suggest that female promiscuity and a preference for novelty are natural, not aberrant.
What role do fantasy and taboo play in female sexuality according to "What Do Women Want?" by Daniel Bergner?
- Prevalence of Submission Fantasies: Many women report fantasies involving submission, dominance, or even rape scenarios, which are explored as expressions of desire for being overwhelmingly wanted.
- Narcissism and Being Desired: Marta Meana’s research suggests that being the object of intense desire is central to many women’s sexual arousal.
- Taboo as Arousal Catalyst: The book discusses how breaking taboos or imagining forbidden scenarios can heighten arousal and facilitate orgasm.
- Complexity of Fantasy: Fantasies do not necessarily reflect real-life wishes or consent, but serve as a psychological space for exploring desire without social consequences.
How does "What Do Women Want?" by Daniel Bergner explore the disconnect between women’s physiological arousal and their conscious experience of desire?
- Objective vs. Subjective Measures: Studies show that women’s bodies often respond with arousal to a wide range of sexual stimuli, even when they report little or no subjective excitement.
- Social and Anatomical Factors: The book suggests that social conditioning, shame, and less obvious genital feedback may contribute to women’s lack of awareness or denial of their own arousal.
- Experimental Evidence: Research using fake polygraphs demonstrates that women are more likely to admit to sexual experiences and desires when they believe they cannot lie.
- Implications for Understanding Desire: This disconnect complicates the diagnosis and treatment of sexual dysfunction and challenges assumptions about what women truly want.
What does "What Do Women Want?" by Daniel Bergner reveal about the search for a "female Viagra" and pharmaceutical solutions to low desire?
- Complexity of Female Desire: The book explains that female sexual desire is influenced by a complex interplay of hormones, neurotransmitters, psychology, and relationship dynamics, making a simple drug solution elusive.
- Failed and Ongoing Trials: It covers the history of drugs like Intrinsa, Libigel, Flibanserin, and Bremelanotide, most of which failed to outperform placebos or had problematic side effects.
- Personal Stories from Trials: Women participating in drug trials express hope for a solution to their lost desire, often describing it as something stolen or missing from their identity.
- Societal Fears: There is cultural anxiety about drugs that might make women "too sexual," reflecting deep-seated fears about female sexual autonomy.
How does "What Do Women Want?" by Daniel Bergner address the influence of culture and history on female sexuality?
- Historical Shifts: The book traces how views of female sexuality have shifted from ancient times (where female desire was acknowledged) to Victorian repression and modern myths of passivity.
- Religious and Social Control: It discusses how religious doctrine and social norms have been used to police and suppress women’s sexual expression.
- Persistent Myths: Despite scientific advances, many outdated beliefs about women’s sexuality persist in popular culture, self-help literature, and even scientific discourse.
- Impact on Self-Perception: These cultural forces shape how women see themselves, their bodies, and their right to desire.
What are the most important scientific concepts and terms explained in "What Do Women Want?" by Daniel Bergner?
- Plethysmograph: A device used to measure physiological sexual arousal by detecting blood flow in the vagina.
- Dopamine and Serotonin: Neurotransmitters central to the experience of desire (dopamine) and inhibition or satisfaction (serotonin).
- Narcissism in Desire: The idea that being desired is itself a primary source of arousal for many women.
- Category-Specific Arousal: The concept that men’s arousal is more specific to their sexual orientation, while women’s is more broadly responsive.
- Sexual Fluidity: The capacity for women’s sexual attractions and identities to change over time, often in response to emotional bonds rather than fixed orientation.
What are some of the best quotes from "What Do Women Want?" by Daniel Bergner and what do they mean?
- "Women’s desire—its inherent range and innate power—is an underestimated and constrained force."
This quote encapsulates the book’s central thesis that female desire is much stronger and more varied than commonly believed. - "Monogamy is among our culture’s most treasured and entrenched ideals... Women are supposed to be the standard’s more natural allies... We hold tight to the fairy tale."
Bergner critiques the cultural narrative that women are naturally monogamous, suggesting it is more myth than reality. - "Being desired is the orgasm."
Marta Meana’s insight that for many women, the feeling of being intensely wanted is itself the core of sexual pleasure. - "Arousal is not consent."
This crucial distinction highlights that physiological responses do not equate to willingness or desire for real-life sexual activity. - "The drive must be so strong to override all of that."
Referring to the persistence of female desire despite centuries of repression, this quote underscores the resilience and power of women’s sexuality.
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